Ce sujet n'apprendra certes rien de nouveau à mes lecteurs diplômés d'Histoire. Je crois cependant qu'il peut intéresser les profanes.
On évoque souvent le boulangisme, en adjectif, pour désigner un mouvement politique démagogique. Ce terme provient du Général Boulanger.
Ministre de la Guerre
Georges Boulanger, général d'armée dès 1880, est connu pour avoir participé à la guerre d'Italie et aux guerres coloniales de Cochinchine. Il est très populaire, et devient en 1886 ministre de la Guerre (aujourd'hui le ministère de la Défense, comme quoi les mentalité ont changé). Il participe au gouvernement Freycinet, grâce à la recommandation de Clemenceau. Il réussit à accroître sa popularité en prenant des mesures pour faciliter la vie des soldats (port autorisé de la barbe, service raccourci, meilleurs armes), et en proposant des mesures ultra-républicaines: enrôlement obligatoire des séminaristes, expulsion des cadres de militaires des grands aristocrates et des grands généraux d'Empire. A Decazeville, lors d'une grève des mineurs, il ne fait pas donner l'armée.
En 1887 il est écarté des ministères suite à l'affaire Schnaebelé: tenant un discours revanchard (c'est-à-dire réclamant à grands cris la revanche de la France contre l'Allemagne de 1870), il
avait développé des activités d'espionnage sans en référer à ses supérieurs. Un commissaire français, en réalité espion, est arrêté par la police allemande. Cela provoque de grands émois en France, et le gouvernement réussi à faire relâcher le Français. Mais Boulanger a essayé de profiter de la crise pour pousser ses pions dans le sens d'une nouvelle guerre, et cela ne lui est pas pardonné. Il démissionne et est mis à la retraite forcée.
La carrière politique
Mais étant exclu de l'armée, il a désormais le droit de faire de la politique.Il tient un discours assez proche du radicalisme, avec des revendications égalitaires, profitant de l'essor des radicaux dans les années 1880. Mais à y regarder de plus près, son programme est très hétéroclite: il veut une politique sociale, nataliste, mais à la fois radicale, républicaine et autoritaire. Les deux grandes lignes de son parti sont d'une part la révision de la Constitution (ce qui va plaire à la fois aux radicaux et aux monarchistes, car il se limite à réclamer une Assemblée constituante, sans s'étendre sur les suites), d'autre part la Revanche, c'est-à-dire la guerre avec l'Allemagne pour récupérer l'Alsace et la Lorraine et l'orgueil perdu.
Il crée donc un parti carrefour, et attire des sensibilités très différentes. A ce titre, il ne peut être vraiment catégorisé à droite ou à gauche; il veut une politique sociale, mais avec un Etat assez autoritaire et une propriété privée garantie.
Les bonapartistes et les monarchistes le soutiennent et le financent en espérant la fin de la République, les radicaux entrent en masse dans son parti (ils en constituent la moitié ou les deux-tiers). Boulanger parvient à une position influente grâce à son parti, et par les élections de 1888, il gagne un vrai statut: il est en effet élu dans 4 départements dont Paris.
Qui vote boulangiste?
Pour bien comprendre la portée du boulangisme, il faut tenir compte de la désillusion d'une grande partie de la population à l'égard de la République: la valse des ministères, le peu de progrès des conditions de vie, le patriotisme enfin, poussent les classes populaires à se tourner vers d'autres propositions.
Des radicaux et des socialistes sont séduits par ce discours "rénovateur", qui conspue la Vieille France bourgoise; mais les conservateurs aussi voient dans le boulangisme ce qu'ils veulent y voir: le général a proposé une République "ouverte", et il a montré de la sympathie pour les monarchistes et les bonapartistes.
Le danger boulangiste, la réaction républicaine
Une bonne partie des alliés de Boulanger lui propose, au soir du 27 janvier 1889,qui voit son
triomphe aux élections partielles, de marcher sur l'Elysée, en s'appuyant sur sa popularité. Mais c'est peut-être là que l'on a su ce que pensait vraiment le "Général Revanche": il refuse de faire un coup d'Etat à la manière d'un Napoléon III. Il s'en tient à la légalité. Il espère remporter les élections générales de 1889 et arriver légalement au pouvoir. Il n'est donc pas réellement anti-républicain, contrairement aux espoirs d'une grande partie de ses soutiens.
Mais la nouvelle a filtré: et ses partisans les plus républicains commencent à quitter le navire.
Le gouvernement et ses soutiens s'organisent pour faire face aux boulangistes pendant les élections. Pour cela, ils modifient le découpage: retour au scrutin d'arrondissement contre les scrutins de liste. Cela favorisera les républicains.
Les boulangistes, pour tenter de sauver ce qui peut l'être, cherchent à gagner les voix catholiques, et Boulanger essaie de rassurer les républicains en se déclarant soucieux du maintien de la République . Mais cette manœuvre éloigne du boulangisme les royalistes, et permet à la gauche de dénoncer le cléricalisme du général.
Le coup de grâce
Constans, ministre de l'Intérieur, menace d'arrêter Georges Boulanger, en s'appuyant sur les évènements du 27 janvier au soir, pour "attentat contre la sûreté de l'Etat".
Boulanger, craignant pour sa vie ((il aurait dû passer en Haute Cour devant le Sénat) s'enfuit en Belgique, où il est poursuivi par contumace (il sera condamné à la déportation le 14 août). Ses partisans, déçu par son attitude, se détournent de lui, et le pays reste calme.
Aux élections, à part à Paris, les boulangistes se divisent entre socialistes et nationalistes, et perdent largement. La République tourne la page.
Le 30 septembre 1891, Boulanger se suicide sur la tombe de sa maîtresse.
Que reste-t-il du boulangisme?
Le boulangisme reste considéré comme le premier grand mouvement démagogique, populiste de l'histoire de la République Française. Si le général avait été un autre homme, il y aurait peut-être eu un nouvel Etat autoritaire à la fin du XIXe siècle.
L'avènement du boulangisme et sa déliquescence ont amené deux changements dans le paysage politique de la Troisième République. Le socialisme, décrié depuis la Commune, reprend ses lettres de noblesse, ou plutôt son ancrage populaire. Ensuite, l'évolution du patriotisme qui devient nationalisme. D'un patriotisme offensif, de la Révolution Française, social, républicain, universaliste, on passe à un nationalisme défensif, raciste, traditionaliste, à tendance monarchiste. Le boulangisme, à force de manger à tous les râteliers, invente un mélange de nationalisme et de socialisme , d'Etat autoritaire et d'antirépublicanisme qui verra son heure de gloire en Europe dans les années 30-40.
On l'évoque aujourd'hui, en termes moins critiques, pour désigner des mouvements politiques incohérents car principalement démagogiques.
mercredi 27 février 2008
Le Boulangisme
Rédigé avec force réflexions par
Primavera
à
13:32
Libellés : Contemporaine, Point d'Histoire, Politique
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)


15 commentaires:
Super article Primavera! Peut-être un des meilleur du blog. Bien long et bien complet (en tout cas bien plus que ce que l'on évoque en Terminale).
On apprend vraiment pleins de chose sur un mouvement souvent cité mais qui, on le lit bien ici, peut désigner tout un tas de dérive.
A vrai dire, ce qui surprend le plus, c'est qu'il est réussi regrouper sous son programme des groupes de soutien aussi différent. On dirait un peu "La grand Union des contre ceux qui sont en place".
Une chose m'a surpris. C'est la solitude de cet homme qui, au porte du pouvoir, renonce pour emporter une victoire électorale (un certain sens de l'honneur ou de l'orgueil ?). Il y'a aussi ce brin de romantisme quand il se suicide sur la tombe de sa maîtresse (très loin de l'image qu'on se fait d'un général froid et calculateur).
Finalement, comme cela est dit en conclusion, n'importe quel mouvement flattant l'électeur dans le sens du poil pourrait être qualifié de Boulangisme (une petite tendance à pencher pour l'extrême-droite quand même).
En 1886, Boulanger est ministre de la guerre
recommandé par Clemenceau qui eut aussi une phrase célèbre : “ la guerre est trop importante pour la confier à des militaires”. L’armée est à l’époque également appelée “la grande muette”.
Défendre la République , c’est aussi défendre la vie parlementaire.
Le contexte dans lequel a lieu l’affaire Boulanger ( remarquez affaire, comma affaire Dreyfus) est un contexte de crise économique et de très forte instabilité ministérielle. Le Général canalise en vrac les mécontentements de ceux qui souhaitent un exécutif fort ou un pouvoir fort synonyme de réels changements sociétaux, et apparait comme l’homme providentiel . Mais, oui, il penche nettement à droite, vers la droite nationaliste qui entretient l’idée que le régime républicain affaiblit et déshonore la France.
A l’époque de Boulanger, on dit Ministère de la guerre; encore sous la IV ème République on dit ministère des armées. Ce n’est que depuis les années 70 qu’on parle de ministère de la défense.
En 2002-2004, puis 2004-2005, puis de 2005 à 2007, on a une femme au ministère de la défense. Les militaires ont dit leur satisfaction.
Mme Alliot-Marie, actuelle ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales est, de loin, plus au devant de la scène que Hervé Morin, ministre de la défense.
Quel bilan Mme Alliot-Marie a-t-elle rendu en 2007 ?
Le ministère de la défense , c’est d’abord ( ce sont ses propres termes), “le ministère de la protection des français d’abord”; soit un ministère qui ne dit pas son nom, un ministère de la sécurité, notamment de lutte contre la délinquance. Et Mouloud fait gaffe en mobylette, ça serait dommage qu’on te confonde avec le mollah Omar !
Par ailleurs, les liens avec le ministère de l’éducation nationale , appelés “ synergies” se renforcent et il devient question de l’enseignement de la défense ( loi du 28 octobre 1997), dans le cadre de l’enseignement de l’éducation civique entre autre.
Et là, on comprend mieux comment elle devient “logiquement”, ministre de l’intérieur en 2008.
Alors Boulanger ma foi, excusez-moi Primavera, mais quelle couille molle !
;-)
bin, j’espère quand même que je ne suis pas une cyber-criminelle !
Souvenirs scolaires, aussi. Comme le 1°message.
Ce que j'en avais retenu est que c'était une menace pour la République, les deux expériences républicaines précédentes ayant avorté, interrompues par des coups d'état.
Mais, finalement, après le boulangisme, les républicains se sont trouvés renforcés.
Je suis comme birahima. Je ne pense pas que ce soit un sursaut républicain le fait de ne pas être allé au coup d'état après les élections de janvier 89. Il manquait d'envergure, le "sous-lieutenant" de Clemenceau. Parti "comme un lavement".
En 1891, le romantisme était passé de mode. Abandonné de tous, la risée de tous les caricaturistes, que pouvait-il faire ? C'était une époque où on se battait encore en duel, à l'épée.
Mouvement de peu d'ampleur dans la durée.
Des mouvements qui réunissent les mécontents, on en a connu d'autres, après, me semble-t-il.
Un feu de paille, en quelque sorte, dans la chronologie.
Mais quelle prestance, à cheval...
J'aime beaucoup la possibilité sur ce blog, de parler à plusieurs générations sur ce qu'on a retenu concernant Boulanger.
Nous revoilà en quelque sorte sur la question des fondements de la République.
Je viens de faire un petit détour par le blog de Sébastien Fontenelle ( vive le feu) et de lire son billet intitulé " une leçon d'histoire de Max Gallo".
Courage, fuyons au grand galop ! ( pour reprendre le dernier mot de Thé)
Pour vous donner un aperçu, je relève cette phrase de Fontenelle : " Max Gallo écrit dans une réalité parallèle, où l'"attachement au principe républicain est finalement présenté comme un racisme- et où le sarkozysme est un humanisme raffiné"
Ah oui c'est vrai, Boulanger, c'était peu de temps après les "communards"....
n'est-ce-pas ?
De I'histoire et ses déboires...
affligeant !
Comme détail croustillant, je pourrais ajouter que Boulanger a été blessé au coude à l'entrée de Paris, quand il a été appelé pour mater la Commune. Il est arrivé après, je crois.
Il était jamais à l'heure, quoi.
Et quand il était à l'heure, on empêchait son train de partir.
Je profite de l'allusion de birahima pour questionner ta phrase, Primavera :
"Le socialisme, décrié depuis la Commune"
Comment dire... Quand on sait que la Commune n'a pris qu'à Paris (mis à part les éphémères tentatives stéphanoise et marseillaise), que l'amnistie n'intervient qu'en 1880, que les trois-quart des communard-e-s survivant-e-s sont, soit exilé-e-s, soit en Nouvelle Calédonie ou en Guyane ; le socialisme français n'a aucun mal à être "décrié".
Il s'agit plutôt, selon moi, d'une extermination systématique et rigoureuse préparée par l'immonde Thiers et sa bande en accord avec les Prussiens dès son exil versaillais.
La réaction triomphante a alors tout le champ libre pour occuper l'espace de parole et de "pensée". S'il s'était seulement agi de décrier...
Le mouvement ouvrier français ne s'en était toujours pas remis en septembre 1914 (ce qui explique dans une certaine mesure la faillite de l'internationnalisme et le triomphe de l'Union Sacrée).
Encore 22 longues années à attendre...
M'enfin bon, je pinaille.
Amicalement,
Ubi
tout le monde est là ?
elle n'est pas passée loin de mon coude gauche ...
Primavera, vous avez pris une balle ou quoi ?
Je suis là, et j'apprécie le débat. :)
Pourquoi?
parce qu'il ne manquait plus que le Père Lachaise ;-)
Moi, j'ai pas pris une balle, mais ai eu le coude gauche immobilisé pendant 3 semaines ; ça, c'est ma ressemblance avec Boulanger. Depuis, je m'appelle ma boulangère.
Ubi, il y a eu aussi des tentatives à Toulouse et Narbonne;
Toulouse, sais pas bien. Mais, à Narbonne, hôtel de ville repris début avril 71 par les tirailleurs algériens, les troupes régulières s'étant ralliées aux insurgés. Commune le 24 mars 71.
Cela se renouvellera à Narbonne ce ralliement des troupes à la population en 1907 pour les révoltes des vignerons. A Narbonne, à Béziers.
Clemenceau n'oubliera pas. En 1° ligne les troupes du Languedoc, en 14. Et voilà pourquoi autant de noms fleurissent sur les monuments aux morts.
J'irai cracher sur la tombe de Clemenceau.
Primavera, bien contente que vous n'ayez pas pris de balle.
Je me souviens ,je ne vous dirai pas en quelle année ;-), je ne m’en souviens plus, de mes révisions pour le bac, sous les cerisiers. Et sur un Mac, je tape :
- 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce( provisoirement) à la réprimer et s'enfuit à Versailles avec tous les corps constitués.
- 23 mars : création d’une Commune à Marseille.
- 24 mars : création d’une Commune à Narbonne, Saint-Etienne et Toulouse.
- 26 mars : Création de la Commune au Creusot. Elections pour le Conseil de la Commune de Paris
- 28 mars : installation du Conseil de la Commune de Paris.Proclamation de la Commune de Paris
- 19 avril : la Commune fait une “Déclaration au Peuple français” où elle expose son programme.
extrait : “ La lutte engagée entre Paris et Versailles est de celles qui ne peuvent se terminer par des compromis illusoires; l’issue n’en saurait être douteuse. (...) C’est à la France de désarmer Versailles, par la manifestation solennelle de son irrésistible volonté.
Appelée à bénéficier de nos conquêtes, qu’elle se déclare solidaire de nos efforts; qu’elle soit notre alliée dans ce combat qui ne peut finir que par le triomphe de l’idée communale ou par la ruine de Paris.
Quant à nous, citoyens de Paris, nous avons la mission d’accomplir la Révolution moderne, la plus large et la plus féconde de toutes celles qui ont illuminé l’histoire.
Nous avons le devoir de lutter et de vaincre”
Il y eut d’autres mouvements à Béziers, Perpignan (25 mars), à Grenoble (16 avril), Bordeaux (16 et 17 avril), Nîmes (le 18 avril), Périgueux, Cuers, Foix, Rouen, Le Havre, Limoges et même à Alger, etc.
Intéressant le programme de la commune. Beaucoup de lois républicaines ensuite : 1881, 1882, 1884,...1905....
Bravo, Primavera, encore un article passionnant. Et qui curieusement me laisse non sur ma faim, mais devant le mystère intact: comment un homme défendant un éventail aussi large de contradictions peut-il séduire? (Idem, le mystère qui a amené Sarkozy au pouvoir.) Par quel tour de passe-passe ces illusionnistes aveuglent-ils des électeurs de tout poil au point que leur propre hétérogénéité ne leur mette pas la puce à l'oreille?... Ou alors la presse joue-t-elle dans ces cas-là un rôle très particulier de brouillage? Bénéficient-ils d'une sorte de "complot" des possédants qui les poussent comme des pions? Ou faut-il les considérer comme les symptômes de ce que nous appelons "démocratie": n'importe quel camelot un peu doué peu emporter le morceau, au mépris de toute pensée politique? Et si oui, comment pouvons-nous continuer à défendre mordicus un système aussi grotesque? Ou plutôt: comment imaginer un système dans lequel le choix des électeurs ne repose ni sur la rhétorique, ni sur l'image, ni sur le bagout? Des candidats masqués présentant un programme écrit? Ou anonymes comme aux examens? Elus sur un programme annuel, avec des échéances, noté par les électeurs et révocables en cas d'échec?
Le mot radicalisme est équivoque.
Pourriez vous préciser?
De même "le socialisme décrié depuis la Commune"
Merci
à anonyme :
Boulanger, extrait du billet : "tient un discours assez proche de celui du radicalisme, avec des revendications égalitaires, profitant de l'essor des radicaux dans les années 1880"
Je ne pense pas que Primavera ait voulu dire que c'était de la faute aux Radicaux....défenseurs du suffrage "universel" sous la monarchie de juillet.
ici, je comprends : les radicaux sont dans l'opposition politique (jusqu'à l'affaire Dreyfus); ensuite, c'est la mise en place des grandes lois qui fondent l'Etat laïque : un changement "radical".
Les socialistes seront par la suite plus radicaux
aujourd'hui, y'a plus radical que le PS
je ne vois pas où est l'équivoque.
l
http://www.dailymotion.com/video/x1myck_la-commune-de-paris-13_politics
Sur la commune avec des illustrations, chants de l'époque.
Moi, non plus, je ne vois pas d'ambiguités.
Le radicalisme, mouvement politique des radicaux, très influent sous la 3°. Radicaux, en opposition aux modérés.
Socialistes, républicains décriés car, comme l'a rappelé Ubifaciunt, Thiers et ses amis ont eu la main lourde et le coeur impitoyable pour réprimer les Communards.
C'est cela, Primavera ?
Enregistrer un commentaire